Mon installation a été pleine de rebondissements. Et oui c’est jamais comme on se l’imagine. Au départ, j’avais déjà une chambre
réservée depuis le mois d’août à la résidence de mon université ; mais en découvrant le campus, ces réalités, sa folie ; je n’avais qu’un seul mot d’ordre : fuir.
En effet, ma première impression a été assez terrible. J’ai trouvé qu’il régnait une très mauvaise ambiance. Les étudiants, présents, étaient tous habilités en
violet,couleur de l’école. C’était l’hystérie, les gens hurlaient en revoyant leurs anciens amis arrivés dans leur nouvelle décapotable de sport qui vibrait au son d’un rnb commercial. Les
joueurs de football américains paradaient dans le campus, supportés par des pom pom girls en délire. Les gens étaient regroupés en clan sur la pelouse. On pouvait distinguer le clan des
« noirs » qui pratiquaient naturellement du basket en écoutant du rap , le clan des obèses , le clan des gens populaires qui essayaient de paraître plus cool les uns que les autres.
Bref c’était Beverly Hills.
Arrivé à la résidence, une étudiante chargée d’accueillir les nouveaux étudiants et de leur faire signer le bail m’a fait l’éloge de la résidence :
« pas besoin de t’embêter à faire à manger, il y un snack ouvert 24 heures sur 24 qui vend des pizzas, pas besoin de te déplacé car les classes sont à 3 mins des chambres, tout ce dont tu as
besoin est accessible sur le campus. Ici tu ne risques pas de te faire agresser ou violer car des agents de sécurité armés veillent sur toi jour et nuit. Take it easy !! »
Mmuum ça m’a vachement rassuré…
Je pris peur. Pété un plomb. Je me suis vraiment dite que cette fois-ci j’arriverai pas ; j’ arriverai pas à m’adapter à cette vie. Je pleurais,
c’était le drame. Ya même deux filles qui habitaient près du campus qui m’ont gentiment offert un thé tellement que je paraissais dépitée.
En plus en discutant un peu après des prix du loyer à Sherbrooke avec mes couchsurfeurs, je me suis rendu compte que le loyer de la cité u était 3 fois le prix
en vigueur. Bref, il faillait que je m’échappe de ce piège.
J’ai donc tout fait, le jour même, pour ne pas signer le bail de 8 mois. L’administration m’a laissé alors une journée pour donner une réponse, au risque de
perdre la chambre et de ma retrouver sans rien après leur ultimatum.
J’ai cherché toute la journée des chambres de libre dans la ville mais en vain ; Jusqu'à qu’une certaine Maggie m’appelle pour me dire de venir visiter la
chambre libre de son appart.
C’était vraiment pas cher (150 euros par mois) et près de l’université ( 10 mins à pied). J’avais presque dit oui avant même d’avoir vu l’appart tellement que
je voulais eviter l’option campus.
L’appart est vraiment pas terrible. On ne s’y sent pas très bien, mais y a de plus en plus d’amis qui y viennent,ce qui rend le lieu plus chaleureux. Sinon ma
coloc Maggie est pas méchante mais inintéressante et immature ( bon , c’est peu être un peu prétentieux ce que je dis…) en plus son chume ( copain) est toujours là. J’ai l’impression finalement
de ne pas avoir de coloc.
Voilà, c’est le côté emmerdant que je vis au Canada.( Mais il en faut bien un je suppose !)